Coffret Sacoche & Carnet en Cuir
Coffret Sacoche & Carnet en Cuir
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Coffret Sacoche & Carnet en Cuir
Coffret Sacoche & Carnet en Cuir

Sacoche et carnet en cuir pleine fleur

Coffret Sacoche & Carnet en Cuir

Le cuir pleine fleur est la seule matière qui gagne à servir. Il est raide et un peu mat le premier jour ; puis il prend la chaleur de la main, s'assouplit là où on le plie, fonce là où on le touche, et garde la trace d'une pluie ou d'un coin de table comme on garde un souvenir. Il ne s'use pas : il se patine, et la patine est une écriture.

Ces deux pièces sortent de notre atelier de maroquinerie, à Marseille, labellisé artisanat d'art : un cuir tanné au végétal, cousu main au point sellier par une maître artisane, percé de façon à pouvoir être recousu indéfiniment. Rien n'est sous-traité. Dans dix ans, la sacoche aura la forme de votre épaule et le carnet la couleur de vos mains ; l'atelier les donne pour dix à trente ans selon le soin. Ce sont deux objets qui racontent où ils sont allés — et à qui ils étaient.

€390,00

  • ExpéditionSous 3 à 5 jours
  • LivraisonOfferte dès 120 €
  • Retour30 jours
  • LivretInclus

En détail

Ce que contient le coffret
  • Une sacoche en cuir pleine fleur tanné au végétal, cousue main au point sellier, bandoulière réglable
  • Un protège-carnet dans le même cuir, cousu main, avec son cahier
  • Un cahier de recharge supplémentaire — le format se trouve dans toute papeterie
  • Le baume d'entretien et le pochon de protection de l'atelier
  • Un livret : la peau, le tannage végétal, le point sellier, et ce que le cuir devient avec les années
  • Fabriqué en France dans un atelier labellisé artisanat d'art, sans aucune sous-traitance ; boucles et attaches françaises ou italiennes
Le livret

Chaque objet est accompagné d'un livret que nous écrivons nous-mêmes : l'atelier, la matière, le procédé de fabrication, ce qui distingue cette pièce d'une pièce industrielle, et la façon de l'entretenir.

Entretien

Un cuir entretenu dure trois fois plus longtemps. Passer le baume fourni deux fois par an, en couche fine, avec un chiffon doux, puis laisser sécher à l'écart d'une source de chaleur. Ne pas laisser tremper ; une pluie s'essuie et sèche à l'air. Les traces d'eau, les rayures légères et les marques de doigts s'estompent avec la patine — ce sont elles qui font le cuir.

Si un fil cède un jour, la pièce se recoud : les trous sont percés pour cela. Le cahier se remplace quand il est plein ; l'étui ne se remplace pas.

Livraison et retours

Expédition sous 3 à 5 jours ouvrés, en France métropolitaine. Livraison offerte à partir de 120 €.

Retour possible pendant 30 jours après réception, sans justification. Nous remboursons dès réception du colis.

La vente d'alcool et d'objets tranchants est réservée aux personnes majeures.

L'objet, en détail

Cousu pour tenir, percé pour être recousu

L'atelier — une maître artisane, deux aiguilles

Cousu pour tenir, percé pour être recousu

Notre atelier est une fabrique de maroquinerie labellisée artisanat d'art, tenue par une maître artisane qui a choisi la couture à la main et s'y tient. Une machine coud avec un fil qui boucle sous le cuir ; s'il casse, toute la couture file. Le point sellier se fait à deux aiguilles, chaque point noué sur le précédent : un fil qui cède ne libère que lui. C'est la couture la plus solide qui existe pour le cuir, et la plus lente.

L'atelier va plus loin : il perce le cuir de façon à pouvoir recoudre chaque pièce facilement, indéfiniment. La solidité passe avant l'esthétique — la largeur d'une lanière est calculée sur le poids du sac plein, les fixations sont renforcées parce qu'elles cassent en premier. Les boucles viennent de France ou d'Italie, la cire d'abeille et les colles sont françaises, rien n'est sous-traité. Une pièce conçue ainsi est donnée pour dix à trente ans.

La seule couche de la peau qui vieillit bien

La matière — ce que veut dire pleine fleur

La seule couche de la peau qui vieillit bien

Une peau a plusieurs couches. La fleur est la surface externe, celle qui a vécu : elle garde les pores, le grain, les petites marques de la bête. Pleine fleur veut dire qu'on ne l'a ni poncée ni recouverte pour la rendre uniforme. C'est la couche la plus dense, la plus solide, et la seule qui se patine — tout le reste, croûte, cuir reconstitué, « cuir véritable », s'effrite ou se fend avec le temps.

Le tannage compte autant que la peau. Le nôtre est végétal : des écorces et des tanins de plantes, des semaines de bain, là où l'industrie fait la même chose au chrome en une journée. C'est pour cela qu'un cuir tanné au végétal paraît imparfait le premier jour — une veine, une variation de teinte, une cicatrice — et c'est pour cela qu'il fonce, s'assouplit et brille là où la main passe. Il n'est pas fini quand vous le recevez. Il est fini quand vous l'avez porté.

Une peau qui pourrit, et le geste qui l'en empêche

L'histoire — la plus ancienne matière travaillée

Une peau qui pourrit, et le geste qui l'en empêche

Le cuir est sans doute la première matière que l'homme ait transformée. Une peau brute pourrit en quelques jours ; il a fallu découvrir, il y a des dizaines de milliers d'années, que la fumée, la graisse, puis les écorces la rendaient souple et imputrescible. Les Égyptiens tannaient déjà aux écorces d'acacia ; les Romains habillaient leurs légions de cuir ; au Moyen Âge, chaque ville avait ses tanneurs, installés au bord de la rivière et à l'écart des maisons, tant le métier sentait fort.

Le tannage végétal est resté le même pendant trois mille ans : des peaux dans des fosses, des écorces de chêne ou de châtaignier, des mois d'attente. Le chrome, inventé en 1858, a fait la même chose en un jour et a pris presque tout le marché. Il reste quelques tanneries qui font comme avant, et c'est chez elles que notre atelier achète ses peaux. Quand vous passez la main sur ce cuir, vous touchez un savoir plus ancien que l'écriture.

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